
Le président Nicolas Sarkozy a appelé à un retrait "sans délai" de "toutes les forces russes" de Géorgie, affirmant que "ce point n'est pas négociable", dans une tribune à paraître lundi dans Le Figaro."Ce retrait doit être effectué sans délai", écrit le chef de l'Etat dans cette tribune, soulignant : "Ce point n'est pas négociable à mes yeux.""Il doit concerner toutes les forces russes qui sont entrées en Géorgie depuis le 7 août", poursuit M. Sarkozy."Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer", prévient-il.Le président russe Dmitri Medvedev a promis dimanche à son homologue français Nicolas Sarkozy de commencer lundi "le retrait du contingent militaire envoyé en renfort aux forces de maintien de la paix russes à la suite de l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud".M. Sarkozy avait mis pour sa part en garde son interlocuteur contre des "conséquences graves (...) sur les relations de la Russie avec l'Union européenne" si cet accord n'était pas respecté.Dans sa tribune, le président français s'interroge sur un éventuel "nouveau durcissement" de la politique étrangère de Moscou et la possibilité d'une nouvelle "guerre froide"."Nous devrons aussi déterminer si l'intervention de la Russie contre son voisin géorgien aura été une réponse brutale et excessive, dans ce cas singulier, ou si elle inaugure un nouveau durcissement de Moscou vis-à-vis de ses voisins et de la communauté internationale tout entière", écrit-il.Les conséquences de ce conflit "pourraient être catastrophiques s'il se révélait être annonciateur d'une nouvelle guerre froide", analyse-t-il encore.S'il déplore "l'intervention militaire irréfléchie de la Géorgie à l'intérieur de la province rebelle (d'Ossétie du Sud) dans la nuit du 7 au 8 août", M. Sarkozy pointe aussi "la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes.
Source: AFP
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