
"Recréer une nouvelle dynamique", "aller partout chercher" les nouveaux adhérents : les ténors et jeunes militants de l'UMP ont envoyé samedi, sur le "Campus" de Royan, un message de mobilisation pour les prochaines échéances électorales."Chacun a compris après les municipales qu'on ne pouvait pas attendre un vent porteur et qu'il fallait justement recréer une nouvelle dynamique", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint Xavier Bertrand, en marge des travaux de cette université d'été rebaptisée "Campus" pour mettre en avant la nouvelle génération de militants.Pour remobiliser les militants, dans un parti où les adhésions marquent le pas (210.000 actuellement contre 370.000 fin 2007), le ministre du Travail veut "passer à des vitesses supérieures" et promet des "surprises et nouveautés en terme d'action", "en dehors même du renouvellement" des instances locales du parti, prévu en novembre."On est dans une nouvelle stratégie, on est beaucoup plus offensifs", a-t-il ajouté, relevant "qu'aujourd'hui dans une formation politique, si vous restez dans votre permanence à attendre qu'on vienne vous voir, vous n'avez rien compris".Il faut "davantage d'actions de terrain et il nous faut développer toute une nouvelle stratégie internet" pour aller "chercher partout" les nouveaux adhérents, pour notamment reprendre en 2010 les régions perdues (22 sur 24) en 2004.En vue de cette échéance, l'UMP fera désigner par les militants ses chefs de file en mars 2009. "On le fait suffisamment tôt parce que sur les régionales, on est en position de challenger", a expliqué à l'AFP l'autre secrétaire générale adjointe Nathalie Kosciusko-Morizet.Le secrétaire général du parti présidentiel Patrick Devedjian, dont la gestion a été critiquée mais qui a reçu cette semaine l'appui de Nicolas Sarkozy, a pour sa part relativisé la baisse du nombre d'adhérents.Cette baisse touche "absolument tous les partis" a-t-il assuré, car "2007 était une année de passion électorale, 2008 un long fleuve tranquille".Il a appelé les jeunes militants du parti majoritaire à "gagner les nouvelles batailles idéologiques" face à une gauche "à bout de souffle".Le nouveaux président des "Jeunes populaires", Benjamin Lancar, étudiant à HEC de 23 ans, a de son côté annoncé devant M. Devedjian l'intention du mouvement des jeunes de lancer "une UMP lycées, une UMP campus".Le président des "Jeunes populaires", qui revendiquent aujourd'hui 30.000 adhérents (contre 40.000 fin 2007), vise un retour aux 40.00O pour 2010 en s'appuyant "sur le maillage local".Pour mobiliser les futurs militants, il veut aussi relancer le débat d'idées par une série de conventions thématiques, dont la première portera le 11 octobre sur le pouvoir d'achat.Le ministre de l'Education Xavier Darcos a réagi favorablement. "Il est bon qu'on puisse, non pas installer un parti politique dans les lycées, mais avoir des jeunes qui sont de notre sensibilité et qui sont organisés", a-t-il dit à l'AFP en marge du "campus".
Source: AFP
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