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La politique d'ouverture de nouvelles zones à l'urbanisation et de création de villes nouvelles doit être appréhendée en parallèle avec les efforts consentis dans le cadre des grands projets structurants de mise à niveau urbaine et de lutte contre l'habitat insalubre, a affirmé le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, M. Ahmed Toufiq Hejira.
M. Hejira qui était l'invité lundi de la chaîne "Al Aoula" dans son journal du soir, a considéré que cette politique constitue le point de départ de la réforme de la situation actuelle, le but étant la résorption du déficit important en logement, sachant qu'environ 1 million de ménages ne disposent pas d'habitat décent.
L'objectif de la politique d'ouverture de nouvelles zones à l'urbanisation est de surmonter les problèmes liés à la gestion des villes, particulièrement la médiocrité de l'architecture, le manque accusé au niveau des services publics et la maîtrise des délais de réalisation.
Le suivi de ces chantiers est assuré par l'Etat, le Holding Al Omrane avec le soutien des walis et des gouverneurs concernés, a-t-il ajouté, soulignant que la promotion immobilière, contrairement aux informations véhiculées à travers la presse, est "en bonne santé" comme en témoigne la demande croissante dans ce domaine.
Le ministre a, dans ce cadre, annoncé la prochaine présentation du bilan du programme national "villes sans bidonville" et les réalisations accomplies en la matière.
Il a, par ailleurs, insisté sur le fait que toutes les cessions foncières menées par l'Etat ont été opérées dans la transparence "à travers les canaux officiels et au sein des institutions de l'Etat" et conformément aux lois en vigueur.
Après avoir rappelé la lettre royale du 9 janvier 2002 relative à la gestion déconcentrée de l'investissement, le ministre a indiqué que le Maroc a opté pour l'appui à l'investissement à travers une politique contractuelle au niveau locale et ce, par la création des Centres Régionaux d'Investissements (CRI) et des comités locaux d'investissements.
Le Maroc qui a fait le choix pour que le foncier public ne "soit pas sujet à surenchère", a adopté des mesures incitatives (exonérations fiscales) d'une manière volontaire aux contours clairs, pour faire du foncier un levier pour les investissements.
Selon lui, il existe un contrat politique entre l'ancien et l'actuel gouvernements et le Parlement, spécifiant la mobilisation du foncier public pour la promotion de l'investissement et de l'emploi.
Revenant sur la Lettre Royale qui a organisé ce domaine au sein d'institutions officielles, M. Hejira a expliqué que si le projet d'investissement est inférieur à 200 millions de dh, il revient au CRI et au comité local d'investissements de trancher. Si le volume du projet excède les 200 millions de dh, il est soumis pour étude aux services relevant de la direction des investissements du ministère du commerce et de l'Industrie, qui ensuite le transmettent à la commission des investissements, présidée par le Premier ministre.
Cette démarche qui repose sur la promotion de l'investissement et de l'emploi a donné d'excellents résultats, a-t-il dit, soulignant, dans ce contexte, qu'il a été enregistré 8500 nouveaux projets d'investissements.
Les chiffres enregistrés dernièrement démontrent que le Maroc arrive en tête des pays de l'UMA et en quatrième place en Afrique en terme d'investissements directs étrangers (IDE), a-t-il indiqué, soulignant que la politique adoptée a permis de rétablir la confiance entre les secteurs public et privé.
Evoquant les efforts déployés par l'Etat en matière de lutte contre l'habitat insalubre, il a rappelé que 95.000 baraques ont été démolies et que 400.000 habitants sont concernés par des projets en cours. De même, 600.000 personnes sont concernées par des projets actuellement en phase de contractualisation avec les villes ou d'étude.
Il a indiqué dans ce sens que vingt villes ont d'ores et déjà été déclarées "ville sans bidonville", alors que 16 autres le seront bientôt.
Source: MAP
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