
Syndicats, associations et partis de gauche qui réfléchissent à un appel commun à un référendum sur la "privatisation" de La Poste, ont convenu de se revoir la semaine prochaine, à l'issue d'une première réunion jeudi soir à Paris."Il y a un large consensus pour dire que l'idée d'un référendum est intéressante, mais certaines organisations ont besoin d'en discuter en interne", a indiqué à l'AFP Régis Blanchot (Sud-PTT) à l'issue des discussions qu'il a jugé "constructives".Des représentants d'autres syndicats de La Poste (CFTC, FO et CGT), de la FSU, d'associations (Attac, DAL, convergence des collectifs de défense des services publics) et de partis politiques (PS, PCF, MRG, Verts, LCR) participaient également à la réunion."Nous nous retrouvons le vendredi 12 septembre pour finaliser un appel commun", a ajouté M. Blanchot.De son côté, Jean-François Dannely représentant la CGT-PTT, premier syndicat à La Poste, a indiqué que sa fédération "n'avait pas opposé de refus à l'idée d'un référendum": "la CGT a déjà exigé des référendums pour EDF et GDF mais nous avions besoin d'avoir un échange avec les autres organisations", a-t-il indiqué."Notre présence ce soir à la réunion est une réponse en soit", a ajouté M. Dannely.Toutes les organisations présentes "ont apporté leur soutien" à la journée (de grève et de manifestations des postiers) prévue le 23 septembre à l'appel de cinq syndicats de La Poste contre la transformation de l'établissement public en société anonyme dès 2010, synonyme pour eux de "privatisation", a précisé M. Blanchot.L'article 11 de la Constitution permet au président de la République, sur proposition du gouvernement ou du Parlement, de soumettre à référendum un projet de loi portant "sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et aux services publics qui y concourent".Cette idée, soutenue par le quotidien Libération, a été lancée par plusieurs syndicats (FO, CFTC et Sud) de La Poste, mais pas par la CFDT.Mercredi matin, le secrétaire confédéral de la CGT Jean-Christophe Le Duigou s'est déclaré "a priori" favorable à un référendum, jugeant "légitime" que les Français se prononcent sur l'avenir de La Poste.
Source: AFP
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